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Reconstitutions

L’Archéosite et Musée d’Aubechies - Beloeil vous propose un voyage de 5000 ans dans notre passé. Véritable musée à ciel ouvert, il met en scène la vie des populations qui se sont succédé dans nos régions au travers de diverses reconstitutions réalisées sur base des résultats de nombreuses fouilles archéologiques.

La Préhistoire est illustrée par des habitats du Néolithique (premiers agriculteurs - éleveurs), de l’Age du Bronze et de l’Age du Fer.
Au détour d’une maison gauloise, vous pourrez également découvrir la période gallo-romaine, représentée par un temple, une nécropole, une villa et un chaland (bateau à fond plat).

Villa gallo-romaine

Apparue en Gaule septentrionale vers la deuxième moitié du Ier siècle après J.-C., la villa gallo-romaine est avant tout un domaine agricole adapté à un mode économique local basé essentiellement sur le monde rural. C’est un instrument privilégié du développement de la production agricole et des échanges commerciaux mais aussi une forme d’élitisme se traduisant par un mode de vie d’influence méditerranéenne opposé à un habitat de type protohistorique.

La villa originale a été découverte à Mayen (Allemagne, Rheinland-Pfalz). Cette construction bien documentée possède un plan typique muni d’une galerie de façade. Ce modèle est relativement récurrent dans le nord de la Gaule, en Bretagne insulaire et en Germanie.
La villa reconstituée à Aubechies comprend l’oecus (pièce de réception) et plusieurs annexes. Les pièces sont décorées de fresques, de plusieurs mosaïques et sont meublées de répliques de meubles d’époque. Lors de sa visite, il sera possible d’aborder des thèmes tels que l’architecture, la vie quotidienne en milieu rural, l’organisation de la société, l’agriculture, l’artisanat, les échanges commerciaux, etc.
Cette reconstitution s’intègre dans un nouveau circuit de visite comprenant également la nouvelle nécropole et le temple (fanum).
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Ferme du Groupe de Blicquy (Néolithique)

La maison Groupe de Blicquy (+/- 4500 av. J.-C.) est l’une des premières realisations de l’Archéosite. Cette reconstitution se base sur les résultats des fouilles au lieu-dit Bonne Fortune à Irchonwelz (1978 - 1980).

De plan trapézoïdal (32 x 6 x 3 m), cet habitat communautaire inclut également un espace de vie, des espaces de stockage, un enclos et un atelier de taille de silex (sous l’auvent).
Vous pouvez apercevoir des pots suspendus servant de réserves de nourriture. Les poteries présentent un décor en chevrons les distinguant des poteries rubanées.

Du point de vue architectural, la ferme du Groupe de Blicquy possède des caractéristiques qui la distingue de la culture rubanée. Ainsi, le rétrécissement du mur ouest et l’adjonction d’un pilier central de soutènement vont donner à la maison, de part sa forme trapézoïdale, un meilleur aérodynamisme.
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Fanum (temple gallo-romain)

Le temple gallo-romain (fanum) a été reconstitué grâce aux recherches menées sur le sanctuaire gallo-romain de Blicquy (Leuze).
Dimension : 20 x 20 m

Bien que l’étude du site du sanctuaire soit toujours en cours, il est possible d’esquisser une reconstitution de cet exceptionnel lieu de culte. Le sanctuaire proprement dit couvrait une surface d’environ 120 x 100 mètres, délimitée par un muret d’enceinte. Un bâtiment d’entrée permettait aux pèlerins d’accéder à l’espace sacré. Un chemin dallé menait directement au temple (fanum), élément principal du sanctuaire. Après avoir sollicité la ou les divinités ou après avoir déposé une offrande, le pèlerin pouvait ensuite se rendre dans les autres parties du sanctuaire en suivant d’autres chemins dallés. De part et d’autre de l’espace sacré, deux galeries à colonnade permettaient aux pèlerins de s’abriter des intempéries et servaient également de lieu de banquet et de repos. A environ 70 mètres de l’entrée du sanctuaire s’élevait un théâtre pouvant accueillir près de 6000 spectateurs. Cet édifice servait de cadre à des manifestations religieuses mais aussi peut-être à des représentations plus divertissantes.


Selon les sources anciennes, le terme fanum (pluriel : fana) désignait à l’origine un lieu sacré et, par extension, tout édifice dédié aux divinités et consacré au culte d’une divinité. De nos jours, ce terme est utilisé par les archéologues pour désigner des temples gallo-romains se démarquant des temples classiques romains par leur plan de type centré. Le bâtiment central, la cella, correspond à la demeure de la divinité et a pour principale fonction d’abriter la statue du Dieu. Autour de la cella, une galerie ouverte permettait d’accueillir d’autres divinités et abritait également les pèlerins.


Le temple reconstruit ici présente un plan et des dimensions identiques au fanum découvert à Blicquy. Sa reconstitution est notamment basée sur des monuments conservés, tel que le temple de Janus à Autun (France), ainsi que sur des éléments trouvés en fouilles. Les techniques de construction employées pour cette reconstitution sont identiques à celles de la villa.


Au stade actuel de la recherche, nous ignorons quelle divinité était honorée au fanum de Blicquy. A l’intérieur de la cella, il y a quatre statues de divinités. Au centre, on aperçoit le Dieu Mars, dieu de la guerre et protecteur des foyers ; à droite une statue de Mercure, dieu du commerce et des voyageurs ; à gauche une statue d’une vénus portant des grappes de raisins. Dans l’angle gauche, on découvre également une statue de Minerve. Le sanctuaire de Blicquy a livré différentes pièces archéologiques attestant la présence des divinités évoquées ici (statuettes, attributs, etc.) mais aucun élément ne permet d’identifier avec certitude la divinité principale qui était honorée à l’intérieur du fanum. Sur le sol, on aperçoit différents types d’offrandes comprenant de la vaisselle (offrandes alimentaires), des cruches (offrandes liquides comme le vin), des monnaies, des dédicaces, des statuettes, etc.


Les murs sont décorés de peintures romaines dont l’iconographie s’inspire directement des fragments d’enduits peints découverts lors des fouilles menées sous et à côté de l’église romane d’Aubechies.
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Nécropole gallo-romaine

Durant l’époque romaine, les nécropoles parsèment les campagnes. Le cimetière situé au lieu dit du « Camp romain » à Blicquy a livré plus de 500 tombes.
Les monuments étaient habituellement dotés d’une épitaphe gravée. Parfois, une apostrophe est également destinée aux passants. Les monuments plus riches comportaient des scènes sculptées présentant le défunt seul ou accompagné de sa famille, auxquelles pouvait être ajoutées des scènes représentatives du métier que le défunt exerçait. Pour toutes ces raisons, les monuments funéraires forment des documents historiques particulièrement importants pour la compréhension de cette civilisation, offrant des témoignages documentaires inestimables par la qualité et la richesse des hauts et bas reliefs qu’ils nous livrent. Ils permettront d’aborder de nombreux thèmes de visite : les coutumes funéraires, les croyances et la mythologie, l’habillement et la coiffure, les concepts familiaux romains et les statuts juridiques, le mobilier, l’architecture, l’artisanat, l’agriculture, etc.

Peu de nécropoles funéraires gallo-romaines demeurent intactes. Dans la plupart des cas, l’élément signalétique extérieur a complètement disparu (pillages ou destruction). C’est pourquoi la nécropole réalisée en 2002 à Aubechies, se compose de 16 monuments funéraires reconstitués d’après divers originaux conservés aux musées archéologiques d’Arlon, Trèves, Mayen et Strasbourg.

Cette reconstitution s’intègre dans un nouveau circuit de visite comprenant également la nouvelle villa et le temple (fanum).
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Chaland (péniche gallo-romaine)

En 2000, l’Archéosite d’Aubechies asbl a obtenu un financement européen pour le développement des infrastructures touristiques du site dans le cadre du programme « Phasing Out » de l’objectif 1 (Commissariat Général au Tourisme et FEDER). Une partie de ces fonds ont permis la réalisation de la reconstitution du chaland sur une longueur de 16 m et une largeur de 2.90 m.

Cette réplique basée sur les éléments de l’original conservé à Ath vise à s’en approcher autant que possible. Les parties manquantes ont fait l’objet d’hypothèses basées sur d’autres chalands originaux découverts en Europe (Zwammerdam, Bevaix, Lyon,…) et sur d’anciens documents iconographiques.
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Ferme Danubienne (Néolithique)

Réplique d’un habitat découvert à Blicquy au lieu-dit Petite Rosière (fouilles de 1972 - 1981), la ferme danubienne est une maison communautaire du néolithique ancien.

De plan rectangulaire (19 x 6 m), elle présente, au niveau architectural, une série de 3 poteaux ou tierces qui servent à soutenir la toiture et à délimiter les pièces disposées en enfilade.

La salle centrale possède en son centre un foyer légèrement creusé dans le sol, une meule à grain, un four à pain en torchis cuit et une longue litière (banquette d’argile recouverte de peaux de mouton et de chèvres). Deux ouvertures au ras du toit ou évents assurent l’évacuation des fumées et le tirage du feu.
Des enclos sont destinés à accueillir des animaux tandis qu’un atelier de taille de silex, abrité sous l’auvent et installé à l’extérieur, fournissait un outillage lithique diversifié : perçoirs, pointes de flèches, grattoirs, racloirs, burins, lames de faucille, etc.

Son toit est couvert de roseaux tandis que les murs sont constitués d’un clayonnage (entrelacs de fines branches de noisetiers) recouvert de torchis (mélange d’argile et de paille).

Enfin, les poteries au fond bombé, fabriquées par la technique du colombin, présentent des motifs en rubans incisés, technique de décoration propre aux Danubiens.
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Galerie à colonnade

Au sein du sanctuaire, cette construction était destinée à recevoir les pèlerins pour l’organisation de banquets rituels.

Cet élément architectural a été reconstitué partiellement (48,50 mètres) en raison des disponibilités spatiales réduites du domaine de l’Archéosite. Les techniques de construction sont identiques à celles utilisées pour le fanum et la villa. Le plan de base, calqué sur les vestiges du sanctuaire de Blicquy, offre déjà une idée de la monumentalité que devait revêtir le complexe religieux du sanctuaire de Blicquy.

Ne disposant pas de fragments d’enduits suffisants pour reconstituer une décoration peinte de la façade, le choix d’un modèle découvert sur le sanctuaire de Ribemmont-sur-Ancre en Picardie (France) fut utilisé. La composition principale présentée ici est un ensemble provincial dérivé du IIIe style pompéien. Les candélabres interpanneaux, éléments majeurs de la composition, remplacent les pilastres et colonnes, formant la jonction entre les panneaux rectangulaires. L’ensemble de la composition se base sur une alternance de panneaux rouges et de candélabres sur fond bleu. La hampe du candélabre est ornée d’ombelles munies de guirlandes avec feuillages stylisés. La base du candélabre est constituée de rinceaux.
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Habitat de l'Age du Bronze

A l’âge du bronze, nous entrons dans un période de nouveautés avec le développement des voies commerciales, l’intensification du commerce, la spécialisation des métiers et donc l’apparition d’une hiérarchisation sociale marquée. L’usage de la pierre reste prédominant en raison de l’absence, dans nos régions, des matières premières nécessaires à l’obtention du bronze, alliage de 90% de cuivre et de 10% d’étain.

Reconstituée sur base du plan d’une maison découverte à Dampierre-sur-le-Doubs, en France (fouilles de 1967), la maison de l’âge du bronze (±1800 avant J.-C.) présente les mêmes caractéristiques qu’au néolithique : murs en torchis, toit de chaume et évents.
Cependant, des innovations apparaissent. Ainsi, sa structure est à abside (6 m de long sur 4 m de large). Son orientation nord-est/sud-ouest dépend de son emplacement à l’intérieur du village et du statut social de ses habitants.
Cette cellule désormais unifamiliale bénéficie d’un espace en terre battue réservé aux animaux et d’un plancher pour la partie habitée tandis que le foyer est délimité dans une cavité aménagée dans le sol. Des tenons et mortaises permettent l’assemblage du bois. Ces performances sont rendues possibles grâce à l’apparition de l’outillage en bronze (outils et armes).

Les fours à pain et à potier sont situés à l’extérieur, sous l’auvent. Les poteries en céramique, parfois rehaussées de décors peints en rouge ou en beige, et fabriquées selon la technique du colombin, ont maintenant un fond plat.
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Habitat du premier Age du Fer

A l’Age du Fer, dernière étape de la préhistoire avant la conquête romaine, se succèdent deux périodes : le Hallstatt (de 700 à 450 av. J.-C.) et la Tène (de 450 av. J.-C. à la conquête romaine). La première période se caractérise par l’arrivée de petits groupes de conquérants venus de l’Est et d’Europe centrale, l’apparition d’une aristocratie guerrière et mercantile et l’intensification des échanges notamment avec le Nord de l’Italie et la Grèce.
Une hiérarchisation de la société s’observe par les riches offrandes accompagnant les cendres des défunts. Vers 450 av. J.-C., d’autres groupes d’origine celtique surgissent. Des traces d’habitation ont été retrouvées notamment à Blicquy et à Ellignies-Sainte-Anne ainsi que des tombes plates et de riches tombes à char.
Durant la période de la Tène apparaissent également des pièces de monnaie en or, en électrum (alliage naturel d’or et d’argent) ou en potin (alliage de cuivre et de plomb).

Copie d’un habitat fouillé au lieu-dit « Font Pernant » à Compiègne (France), la maison du premier Age du Fer (450 av. J.-C.), dont les murs est en torchis et le toit recouvert de roseaux, présente un plan rectangulaire.
Un certain nombre de perfectionnements sont dus à l’apparition de l’outillage en fer : la porte d’entrée est désormais munie d’une serrure et une araire équipée d’un soc en fer est visible à proximité de la maison.
Le travail du bois s’est également affiné. Cette particularité se remarque dans l’aménagement intérieur de part la finesse et la multiplication du mobilier (tables, bancs, escalier…).
Un métier à tisser vertical permet de fabriquer des étoffes aux motifs variés. Les céramiques au colombin varient tant dans leurs formes que dans leurs décors. Ainsi apparaît une céramique beaucoup plus fine ; la « Terra Negra » ainsi que des poteries à décors peints en blanc et rouge.

A la fin du IIe siècle av. J.-C., des groupes celtes d’origine germanique venus de la vallée du Rhin s’établissent dans le Nord de la Gaule et forment un état centralisé et hiérarchisé. Nos régions font dès lors partie de la « Civitas Nerviorum ».
L’artisanat et la métallurgie se développent et s’accompagnent d’une intensification des échanges et du commerce facilité par la mise en place d’itinéraires routiers et la généralisation des monnaies en potin.
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